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29.02.2008

Ouf !!!!

Ca y est, nous avons commencé la crèche, et qu'est-ce que ça fait du bien, à tout le monde !!
Swann semble ravie d'y aller, moi d'avoir un peu de temps pour moi et du coup, quand on se retrouve, c'est beaucoup plus détendu... Tout le monde y gagne.
A quelques jours de la naissance de la petite soeur, c'est plus qu'appréciable ce repos, ce climat serein retrouvé !

Voici une photo de la balade des "cot! cot!" comme les appelle Swann...

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18.02.2008

Culpabilité

Période un peu difficile... Je suis arrêtée depuis le mois décembre et donc toute la journée, tous les jours à la maison avec Swann. Plus trop la pêche pour l'emmener faire des choses, ni même pour jouer avec elle; trop fâtiguée, peu de patience pour ses petits caprices (dignes d'une vraie princesse...), plus le physique pour lui courir après dans la maison ou jouer à cache-cache ou encore me mettre à 4 pattes pour jouer à la poupée, à la dinette ou avec ses petits bonhommes. Elle sent forcément que sa maman n'est plus très disponible et surtout que sa maman s'ennerve bien vite, pour parfois pas grand chose...

Depuis sa naissance, je ne crois pas avoir jamais culpabilisé de l'avoir mise au monde "différente"; les médecins nous avaient tout de suite dit: "c'est de la faute à personne" et ça a été bien intégré il me semble.
Par contre, j'ai énormément culpabilisé quand j'avais l'impression de ne pas en faire assez pour elle, de ne pas faire tout ce que je pouvais.
Depuis le premier jour, chaque minute que j'ai consacré à faire quelque chose pour moi avait un arrière gout de culpabilité et ce depuis la néonat... Je me revois, descendant fumer ma clope, sur le parvis de l'hopital, en me disant: "vite, vite, il faut que je retourne auprès d'elle; elle a besoin de moi...".
Presque chaque soir, je me suis couchée en pensant: "J'aurais pu être plus à l'écoute, plus patiente ou plus présente. j'aurais pu l'emmener faire ci ou ça...".

Ce sentiment est terrible et me plonge parfois (comme ce soir, après une journée où j'ai particulièrement manqué de patience envers Swann) dans un état de tristesse, de peine intense. Cette culpabilité là, elle fait mal, elle ronge...
Beaucoup de gens de mon entourage essaient (vainement) de me déculpabiliser à coup de mots sympas, de reconnaissance ("c'est dur ce que tu vis..."), de conféssions ("moi aussi, tu sais..."). Je sais, grace à ces personnes, que je suis juste "normale", humaine, avec mes limites mais je sais aussi que moi, je ne peux pas me permettre d'être normale et humaine, je n'ai pas le droit à l'erreur avec Swann.
Les faux pas n'ont pas leur place dans l'éducation que je lui donne, l'enjeu est trop important, trop grand et la chute peut être trop mauvaise...